Outil gratuit
Calculateur de prix pour la livraison
Une application de livraison prélève sa commission sur le prix que voit le client, la TVA sort de ce même prix, et une remise sort de votre part à vous — pas de celle de la plateforme. Autrement dit, le prix qui fonctionne en salle est le mauvais prix sur l’application. Indiquez ce qu’un plat vous coûte et ce que votre plateforme prélève : cet outil remonte jusqu’au prix affiché qui laisse encore à la cuisine le bénéfice que vous avez demandé — puis vous montre où part chaque centime de ce prix.
Les valeurs avec lesquelles le calculateur démarre sont approximatives, tirées de notre pratique de gestion de comptes de restaurants sur les plateformes de livraison. Elles changent d’une ville à l’autre et d’une plateforme à l’autre — la commission, la publicité et la TVA ne sont pas les mêmes à Lisbonne et à Milan, et elles ne sont pas les mêmes pour deux restaurants sur la même application. Chacune d’elles est un champ que vous pouvez modifier. Reprenez les vrais chiffres sur votre propre facture avant de tarifer une carte là-dessus.
Le plat
La barquette, le couvercle, le sac, la serviette et le pot à sauce. En général 20–60 centimes, et en général oubliés.
La part de votre masse salariale qui varie avec le volume — les mains qui fabriquent réellement ce plat — exprimée en pourcentage des ingrédients et de l’emballage. Le loyer, les charges et le noyau salarié de votre masse salariale n’y sont volontairement pas : ils ne bougent pas quand une commande de plus part. Mettez 0 et le calculateur tarife sur le seul coût matière.
Du coût de production du plat. C’est la valeur que le calculateur cherche — tout le reste est déduit avant elle.
Vous coûte par plat3,37 €
La plateforme
D’après votre propre facture, pas d’après une grille tarifaire publiée — les deux coïncident rarement, et nous ne publions celle de personne.
C’est le seul chiffre que le calculateur ne devinera pas à votre place. Les taux sur les plats préparés et sur les boissons diffèrent d’un pays à l’autre, un taux réduit sur l’alimentation n’a rien d’universel, et se tromper ici déplace le prix plus que tout le reste de la page. La valeur de départ est le taux courant en France sur la vente à emporter, 10% sur les plats et 20% sur les boissons alcoolisées : ce n’est pas une recommandation, faites-la confirmer par votre comptable.
Le panier entier, pas ce plat. Les frais par commande y sont répartis.
Traitement des paiements, ajustements, quel que soit le nom que leur donne votre relevé.
Part du chiffre d’affaires perdue sur les commandes qui reviennent. Faible, mais jamais nulle.
Publicité
Si votre rapport publicitaire vous donne un coût par commande, reprenez-le directement.
N’affecte que nos honoraires, calculés sur la croissance après déduction de la publicité que vous avez réellement payée. Mettez 0 si vous la récupérez.
Publicité par commande1,25 €
Promotions
Elle sort de votre prix, pas de la commission. La plateforme prélève toujours sa part sur le panier entier.
La remise est lissée sur le mois : huit jours à −20% pèsent donc un tiers de ce que pèseraient trente jours.
Facturés une fois par commande, donc répartis sur le panier entier et pas sur ce seul plat. Mettez 0 si votre plateforme n’en facture pas.
Delivery Lift
Nos honoraires représentent 15% de la croissance, après déduction de la commission de la plateforme et de la publicité supplémentaire. Sur les commandes que vous aviez déjà, ils sont nuls — la réponse à « combien cela ajoute-t-il à mon prix ? » dépend donc de la part de votre chiffre d’affaires qui est nouvelle.
Pas ce que vous réalisez — ce que vous comptez réaliser en plus. Un restaurant à 4 000 € par mois et un restaurant à 40 000 € obtiennent ici le même prix affiché, parce que seul le rapport entre le chiffre d’affaires nouveau et le chiffre d’affaires total entre dans le calcul.
Part du chiffre d’affaires qui est nouvelle23%
Marge de sécurité
Du coût du plat. Les prix des ingrédients bougent, et une carte que vous retarifez deux fois par an a besoin d’une marge pour absorber ces variations.
Prix affiché sur l’application
8,65 €
Pendant la promotion
6,92 €
Prix d’équilibre
6,65 €
En dessous, le plat ne rapporte plus rien du tout.
Revient à la cuisine
4,38 €
Sur chaque commande, lissé sur le mois.
Marge sur le plat
1,01 €
Sur un plat qui vous coûte 3,37 € à produire.
Remise maximale
68%
Sur le même nombre de jours, avant que le plat cesse de rapporter.
Sort du prix
4,27 €
Remise, TVA, commission, publicité et frais réunis.
Honoraires Delivery Lift
0 €
Dans ce scénario, vous ne travaillez pas avec nous.
Où part le prix
| Par commande | € | % |
|---|---|---|
| Prix affiché | 8,65 € | 100,0% |
| − Remise, lissée sur le mois | −0,46 € | 5,3% |
| − TVA | −0,74 € | 8,6% |
| − Commission de la plateforme | −2,59 € | 30,0% |
| − Publicité | −0,39 € | 4,5% |
| − Frais de promotion | −0,06 € | 0,7% |
| − Autres frais de la plateforme | −0,02 € | 0,2% |
| − Remboursements et annulations | −0,01 € | 0,1% |
| Revient à la cuisine | 4,38 € | 50,7% |
| − Ingrédients, emballage, main-d’œuvre | −3,37 € | 39,0% |
| Marge sur le plat | 1,01 € | 11,7% |
Tout ici est par plat et par mois en moyenne, et il s’agit d’une estimation, pas d’une comptabilité : la ligne de main-d’œuvre en cuisine est une répartition, pas un coût mesuré. C’est un contrôle de prix, pas un compte de résultat — le loyer, les charges, la part salariée de votre masse salariale et l’impôt sur les bénéfices se situent tous sous la dernière ligne.
Comment le chiffre est construit
La plupart des conseils de tarification vont dans le sens de la marche : prenez le prix en salle, ajoutez un quart, croisez les doigts. Ici, on part dans l’autre sens. Vous dites ce que le plat doit vous laisser, et le calculateur trouve le seul prix qui y parvient — parce que chaque prélèvement en chemin est une part de ce prix, et qu’une part d’une inconnue se résout, elle ne se devine pas.
Commencez par le bas. Les ingrédients, l’emballage et la main-d’œuvre nécessaire à sa fabrication sont ce que le plat vous coûte. Votre bénéfice visé est une part de ce coût. Ensemble, ils forment ce qui doit survivre à la descente depuis le prix affiché.
Vient la descente. La TVA sort en premier — elle n’a jamais été à vous. La commission de la plateforme s’applique au prix TTC, ce qui explique qu’un taux de commission morde toujours plus fort qu’il ne se lit. La publicité, les petits frais du relevé et les commandes qui reviennent sont des parts de votre chiffre d’affaires net. Une promotion prend sa remise sur votre part et ajoute des frais par commande. Et si vous travaillez avec nous, notre part de la croissance sort de ce qui reste.
Ce qui survit à tout cela, c’est la fraction du prix affiché qui revient réellement à la cuisine. Divisez ce que le plat doit vous laisser par cette fraction et vous avez le prix. C’est tout le calcul, et le tableau de droite est la même arithmétique déroulée dans l’autre sens, pour que vous puissiez la vérifier ligne à ligne.
Pourquoi la remise est lissée
Un plat vendu à −20% pendant huit jours par mois n’est pas un plat à −20%. C’est un plat à −20% pendant environ un quart du mois et à plein tarif le reste du temps, et le prix doit être juste dans les deux cas. Intégrer la remise entière dans le prix donnerait un chiffre auquel personne ne commanderait ; ignorer la remise donnerait un chiffre qui perd de l’argent chaque fois que la promotion tourne.
Le calculateur pondère donc la remise par le nombre de jours où elle tourne. Changez les jours et regardez le prix affiché bouger — ce mouvement est le vrai coût d’un calendrier promotionnel, et c’est le chiffre que la plupart des cuisines n’ont jamais vu.
Où se placent nos propres honoraires
Nous facturons 15% de la croissance que nous apportons, mesurée par rapport à vos propres chiffres d’avant notre arrivée, et nous retranchons de cette croissance la commission de la plateforme et la publicité supplémentaire avant d’appliquer les 15%. Si un mois n’apporte aucune croissance, il n’y a pas de facture.
C’est pourquoi le sélecteur ci-dessus a trois états plutôt qu’un simple interrupteur. Un restaurant qui démarre de zéro sur une plateforme est intégralement en croissance : les honoraires touchent alors toute la commande et le prix bouge le plus. Un restaurant qui attend un tiers de plus qu’aujourd’hui a moins d’un quart de son chiffre d’affaires concerné : l’effet sur le prix affiché se compte en quelques centimes. Réglez-le sur la situation dans laquelle vous viendriez réellement nous voir, et le chiffre cesse d’être un argument commercial pour devenir une arithmétique vérifiable.
Le calculateur demande la croissance et non le chiffre d’affaires, et c’est délibéré : la taille de votre chiffre d’affaires ne change pas la réponse. Attendez un tiers de plus, et un quart de votre chiffre d’affaires est nouveau, que le mois fasse 4 000 € ou 40 000 € — et c’est ce quart, pas les euros, qui atteint le prix. Un seul chiffre, et c’est celui que vous négocieriez réellement.
Les questions qu’on nous pose
Pourquoi le prix est-il plus élevé que le prix en salle plus 30% ?
Parce que « plus 30% » est une règle empirique et que ceci est l’arithmétique réelle. Une majoration suppose que la commission est la seule chose prélevée. Dès que la TVA, la publicité, les frais par commande, les remboursements et une remise lissée entrent dans le même calcul, le prix qui laisse à la cuisine son bénéfice visé dépasse généralement la règle empirique — et l’écart est exactement ce que cette règle masquait.
Quel taux de commission dois-je entrer ?
Celui qui figure sur votre propre relevé. Les taux publiés ne sont qu’une attente de départ ; ce que vous payez réellement découle de votre contrat et varie selon le restaurant, le niveau de service et le pays. Nous ne publions les conditions d’aucune plateforme, il n’y a donc rien à recopier ici — reprenez le chiffre sur votre dernière facture.
Pourquoi le calculateur demande-t-il le panier moyen et pas seulement le plat ?
Parce que certains frais sont facturés par commande et non par article. Des frais de promotion sont prélevés une seule fois, que le panier contienne un plat ou quatre : il faut donc les répartir sur le panier avant de pouvoir les imputer à un seul plat. Si le panier moyen est très faux, ces lignes par commande le seront avec lui.
Que signifie exactement « remise maximale » ?
Au prix que le calculateur vient de vous donner, et sur le même nombre de jours par mois, c’est la profondeur de remise à laquelle le bénéfice du plat tombe à zéro. Au-delà, la promotion est payée de votre poche. Ce n’est pas un objectif — c’est le mur.
La main-d’œuvre en cuisine doit-elle vraiment entrer dans le coût du plat ?
C’est une question de jugement, et le calculateur vous laisse trancher dans un sens comme dans l’autre. La main-d’œuvre est le seul coût, entre la matière et le loyer, qui varie réellement avec le volume — produisez plus de plats et vous payez plus de mains — si bien qu’en imputer une part à chaque plat donne un prix plus proche de la réalité que le seul coût matière. Cela reste une répartition, pas une mesure. Le loyer, les charges et le noyau salarié de la masse salariale ne bougent pas pour une commande de plus : ils restent sous la ligne plutôt que dans le plat. Mettez la part de main-d’œuvre à 0 et ce que montre le calculateur devient la simple marge sur la matière et l’emballage.
Il indique qu’aucun prix ne fonctionne. Que s’est-il passé ?
Les prélèvements que vous avez entrés atteignent ou dépassent la commande entière : aucun prix ne peut donc les couvrir, puisque augmenter le prix augmente la commission avec lui et que l’écart ne se referme jamais. Concrètement, cela veut dire que la commission, la publicité ou la remise est réglée plus haut que le modèle ne peut le supporter. Vérifiez-les sur votre facture — et si elles sont exactes, c’est un constat sur le canal, pas sur le calculateur.
Ce que je saisis ici vous parvient-il ?
Non. Le calcul se fait dans votre navigateur et rien de ce que vous entrez n’est envoyé ni conservé. Rien n’est chargé depuis Google ou Meta tant que vous ne l’avez pas accepté dans le bandeau cookies, et même alors, seul le fait que le calculateur a été utilisé est enregistré — jamais les chiffres.
Ce qu’il y a derrière les chiffres de cette page
- D’où viennent les valeurs par défaut
- De notre pratique de gestion de comptes de restaurants sur les plateformes de livraison. Elles sont typiques, pas mesurées : un exemple de travail pour démarrer, de la même forme que les chiffres qu’un restaurant lit réellement sur ses relevés. Chacune d’elles est un champ de saisie.
- Ce que nous ne publions pas
- Aucun taux de commission, aucune durée de contrat, aucun chiffre client d’une plateforme nommée n’apparaît sur cette page. Ces conditions se négocient restaurant par restaurant et relèvent du secret des affaires : tout chiffre imprimé ici serait faux pour la plupart des lecteurs. Rien sur cette page n’est attribué à une plateforme ni à un client.
- Comment les honoraires sont modélisés
- 15% de la croissance, la commission de la plateforme et la publicité au-delà de votre niveau habituel étant retranchées de la croissance avant application du pourcentage — le même calcul que dans notre contrat. Le sélecteur à trois états fixe la part de votre chiffre d’affaires qui compte comme croissance ; sur « sans travailler avec nous », les honoraires sont nuls et la ligne disparaît du tableau.
- Ce que la ligne de marge n’est pas
- C’est ce qui reste après la plateforme, la publicité, les promotions, les remboursements, nos éventuels honoraires et le coût de fabrication du plat, emballage et main-d’œuvre de cuisson compris. C’est avant le loyer, les charges, la part salariée de la masse salariale et l’impôt sur les bénéfices. C’est un contrôle au niveau du plat, pas un compte de résultat, et ce n’est pas non plus la marge brute — la marge brute s’arrête à la matière et à l’emballage, alors que cette ligne a en plus la part de main-d’œuvre retranchée.
- Pourquoi la main-d’œuvre est dans le plat et pas le loyer
- Parce que l’une varie avec la commande et l’autre non. Produisez un plat de plus et les mains de quelqu’un sont dessus ; le loyer est le même que vous sortiez deux cents commandes dans le mois ou quatre cents. Un coût qui suit le volume peut être imputé au plat et garder un sens ; un coût qui ne suit pas le volume ne le peut pas, et l’y mettre reviendrait à faire passer le résultat pour un compte de résultat complet. Le chiffre de main-d’œuvre reste malgré tout une répartition — mettez-le à 0 et le calculateur tarife sur la seule matière et le seul emballage.
- La TVA
- Saisie par vous, sans recommandation de notre part. Les taux sur les plats préparés et sur les boissons diffèrent d’un pays à l’autre et un taux réduit sur l’alimentation n’a rien d’universel. La valeur affichée par défaut est le taux courant en France sur la vente à emporter, 10% sur les plats et 20% sur les boissons alcoolisées : c’est un point de départ, pas une recommandation. Reprenez le taux sur votre propre facture ou faites-le confirmer par votre comptable.
Ou laissez-nous tarifer la carte à votre place
Cette page tarife un plat. Une carte en compte soixante, chacun avec son propre coût matière, sa place dans un menu combiné et son rôle dans le calendrier promotionnel — et la réponse change chaque fois que votre fournisseur change. Peu de cuisines ont une soirée par semaine à y consacrer.
Nous le faisons donc à votre place. Nous travaillons dans vos propres comptes, en lecture seule pour commencer : nous refaisons la fiche et la carte, fixons le prix de chaque plat au regard de ses propres coûts, montons les menus combinés, planifions le calendrier promotionnel pour que les remises soient payées d’avance, et gardons les prix justes à mesure que vos coûts bougent. Votre part à vous, c’est la cuisine.
Et vous ne payez pas pour des efforts — 15% de la croissance que nous apportons, mesurée par rapport à vos propres chiffres d’avant notre arrivée. Pas de croissance, pas de facture.
Laissez une demande : nous regardons vos comptes et revenons vers vous avec ce que nous changerions et ce que cela vaut. Gratuit, et rien ne bouge dans vos comptes sans votre accord.
La version longue : calculer les prix de sa carte pour la livraison
Comment la commission des plateformes change l’économie de la livraison