Premiers pas

Inscrire son restaurant sur les plateformes de livraison en France

Inscrire un restaurant sur Uber Eats ou Deliveroo prend trois à six semaines, et l’essentiel de ce délai, c’est de la paperasse de plateforme qui avance au rythme de la plateforme. Votre part est plus petite qu’on ne le croit : une page de renseignements sur l’entreprise, une carte avec des prix arrêtés, un dossier de photos. Voici l’ordre réel dans lequel les choses se passent, le temps que prend vraiment chaque étape, et la poignée de détails qui ajoutent quinze jours sans prévenir.

Par Alex · Delivery Lift Publié le Lecture 9 min

L’ordre réel des étapes

Personne ne publie cette séquence, et c’est pour ça qu’autant de restaurants s’arrêtent à mi-chemin. La voici, avec des durées honnêtes. Les étapes se chevauchent : c’est là toute l’astuce pour tenir en trois semaines au lieu de huit.

  1. 01

    Choisir les plateformes et ouvrir les deux en même temps

    1 jour

    Deux plateformes, menées en parallèle. Pas l’une d’abord et l’autre plus tard : la raison est dans la section suivante.

  2. 02

    Arriver jusqu’à un chargé de comptes

    3 à 7 jours

    Vous pouvez remplir le formulaire public et attendre votre tour dans la file, ou être présenté par quelqu’un qui parle à ce chargé de comptes toutes les semaines. La deuxième voie est plus rapide, et c’est la seule où vous pouvez encore poser des questions avant de signer.

  3. 03

    Signer le contrat

    1 à 2 semaines

    C’est l’étape la plus longue, et elle ne dépend pas de vous. Un contrat bilatéral, leur modèle, le rythme de leur service juridique. Relancer poliment aide. Rien d’autre n’aide.

  4. 04

    Construire la boutique

    3 à 7 jours

    La carte, les catégories, les noms de plats, les descriptions, les prix, les options, les formules, les photos, les horaires, le temps de préparation. Ça peut et ça doit avancer pendant que le contrat suit son cours, pour que la boutique soit prête le jour où l’accès arrive.

  5. 05

    Former la cuisine, passer une commande test, ouvrir

    2 à 5 jours

    Quelqu’un de votre équipe apprend quatre boutons. Ensuite une vraie commande part vers une vraie adresse, pour voir à quoi ressemble le plat après vingt-cinq minutes dans un sac. Alors seulement la plateforme relit la boutique et l’allume.

  6. 06

    La publicité et le travail de tous les jours

    en continu

    Les campagnes, les tests de photos et de noms, la note, les réponses aux avis. À partir de là ce n’est plus un projet, c’est une routine.

Trois semaines, c’est le bon scénario : les papiers prêts dès le premier jour, quelqu’un qui monte la boutique en parallèle, un chargé de comptes qui répond. Six semaines, c’est le scénario normal.

Pourquoi les plateformes parlent de quelques jours et qu’il en faut six semaines

Lisez les pages des plateformes elles-mêmes et le tableau est nettement plus riant : un dossier traité en quelques jours, une boutique en ligne dans la foulée. Puis vous parlez à un restaurateur de Lyon qui vient de le faire et il vous dit six semaines. Tout le monde dit la vérité. Simplement, personne ne chronomètre la même chose.

Les plateformes chronomètrent leur partie : du dossier complet à la boutique allumée. Dossier, vérification, mise en ligne de la carte, ouverture. Si vos papiers sont en ordre, si la carte existe déjà sous forme de document et s’il n’y a rien à négocier, ça peut effectivement être quelques jours.

Vous, vous chronométrez tout le reste : depuis le « il faudrait peut-être qu’on soit en livraison » jusqu’à l’argent qui rentre. Là-dedans il y a retrouver l’adresse du siège social, attendre un service juridique, décider ce que coûte un burger sur une application, renommer deux cents photos et découvrir que le velouté ne voyage pas. Rien de tout ça n’est sur le chronomètre de la plateforme, et tout est sur le vôtre.

Prévoyez donc six semaines et réjouissez-vous s’il n’en faut que trois. L’écart entre les deux chiffres est fait presque uniquement de décisions que personne n’a encore prises, et c’est une bonne nouvelle : les décisions, c’est justement la partie que vous pouvez accélérer.

Ouvrez sur deux applications, pas une

Le réflexe, c’est d’essayer une application, de voir ce que ça donne et d’ajouter la seconde plus tard. Ça vous coûte des mois. Les deux applications ne partagent pas leur public : à Paris comme à Marseille, l’une pèse davantage chez les clients arrivés par une promotion, l’autre chez ceux qui commandent au même endroit depuis deux ans. N’être que sur une, c’est être invisible pour les clients de l’autre, et ce ne sont pas les mêmes gens.

Il y a une deuxième raison, et elle compte davantage. L’algorithme de chaque plateforme juge une nouvelle boutique sur ses premières semaines : taux de conversion, annulations, temps de préparation, note. Ce chronomètre démarre le jour de l’ouverture. Lancer les deux en même temps, c’est se retrouver dans six semaines avec deux boutiques qui ont un historique au lieu d’une seule — et l’historique, c’est ce dont sont faits les résultats de recherche.

Un avertissement pour qui aurait ressorti une vieille liste trouvée en ligne. En France, les deux plateformes sur la table sont Uber Eats et Deliveroo, Uber Eats étant nettement la plus grosse des deux. Just Eat a cessé son activité en France en décembre 2024 : il n’y a plus d’inscription à y faire. Glovo et Bolt Food, eux, ne sont pas présents sur le marché français. Si la liste que vous avez sous les yeux cite encore l’un des trois comme une option, elle est périmée — et le reste de ce qu’elle raconte l’est probablement aussi.

Ce qu’on va vous demander

Voici la liste entière. Elle tient vraiment sur une page, et c’est à peu près la même des deux côtés, à un champ près. Réunissez tout d’un coup, dans un seul document, et le reste du processus cesse de vous attendre.

Cochez au fur et à mesure. Rien n’est enregistré nulle part : c’est juste pour voir ce qu’il reste.

Papiers de l’entreprise

Exploitation

La carte et les prix

Photos

Rien dans cette liste ne remplace ce que la réglementation exige déjà de l’établissement et que les plateformes ne demandent presque jamais : le plan de maîtrise sanitaire, l’information sur les allergènes et la traçabilité. Et si vous mettez de l’alcool sur la carte de livraison, la vente à emporter relève d’une licence : la petite licence à emporter pour les boissons fermentées, la licence à emporter pour les spiritueux. Elle fait l’objet d’une déclaration préalable en mairie, à la préfecture de police à Paris. Ce qui s’applique exactement à votre cas se confirme avec votre DDPP, votre mairie et votre expert-comptable, pas avec nous.

C’est la liste complète. Les noms de plats, les descriptions, l’ordre des catégories, les mots-clés, l’image de couverture, la publicité, les réponses aux avis : rien de tout ça n’y figure, parce que rien de tout ça n’est une information que vous seul détenez. C’est du travail, et le travail peut être fait par quelqu’un d’autre.

Un point de cette liste arrive plus tôt qu’on ne l’imagine : la carte elle-même. Uber Eats en demande une copie dans le dossier d’inscription, pas après validation, et l’autre plateforme la relit avant d’allumer la boutique. Une carte qui n’existe que dans la tête de quelqu’un suffit à bloquer la toute première étape.

Comment les commandes arrivent en cuisine

On va vous demander de choisir, et la réponse honnête est que ça dépend de votre comptoir, pas de ce qui est techniquement le mieux.

Une tablette fournie par la plateforme. Certaines vous en confient une, leur application déjà installée. Pratique quand la cuisine n’a pas d’appareil en trop et que personne ne veut en assumer un. Ça fait aussi un objet de plus sur le comptoir, qui ne sert qu’à une chose.

Votre propre tablette ou votre téléphone. Le choix le plus courant. L’application s’installe sur Android ou sur iOS, et si vous êtes sur deux plateformes vous vous retrouvez avec deux applications sur le même appareil, ce qui ne pose pas de problème. Laissez-le branché. Une tablette à plat à vingt heures ressemble exactement à un restaurant fermé.

Le navigateur de l’ordinateur de caisse. Les commandes tombent dans l’interface web de gestion. Ça marche bien s’il y a déjà un écran que quelqu’un regarde de toute façon, et mal si cet écran est dans un bureau au fond.

Directement dans votre logiciel de caisse. Si vous travaillez déjà avec une caisse, les commandes peuvent y tomber au lieu d’arriver sur un deuxième écran : un seul écran, un seul jeu de tickets. Attention toutefois : tous les logiciels de caisse utilisés en France n’ont pas d’intégration prête avec les plateformes, et celles qui existent ne couvrent pas forcément les deux. Posez la question à votre éditeur avant de compter dessus. C’est aussi l’option la plus longue à mettre en place, donc on la garde en général pour après l’ouverture.

Quel que soit votre choix, le signal doit s’entendre depuis l’endroit où la nourriture se prépare. L’erreur d’installation la plus coûteuse, c’est un appareil qui sonne dans une pièce où il n’y a personne : chaque minute sans réponse est comptée dans votre temps de préparation, et le temps de préparation est l’un des critères sur lesquels l’application vous classe.

Fixez vos prix avant d’ouvrir

C’est la seule partie que vous ne pouvez ni déléguer ni repousser, parce que la boutique ouvre avec les prix qu’elle contient. En résumé : la plateforme prélève une commission sur le montant payé par le client — en Europe, elle se situe le plus souvent entre 25 % et 30 %, votre taux à vous étant écrit dans votre contrat — alors que votre plat vous coûte exactement ce qu’il coûtait avant. Recopiez vos prix de salle et cette commission sort directement de votre marge.

La livraison a donc sa propre grille, en général 25 à 30 % au-dessus de la salle. Commencez par le bas de la fourchette : une boutique neuve n’a ni note ni position, et être assez abordable pour qu’on vous essaie vaut mieux qu’être correctement tarifé et invisible. Augmenter un prix dans trois mois, c’est cinq minutes de travail.

Deux choses qu’on oublie à ce stade et qu’on regrette ensuite. L’emballage entre dans le coût du plat, plat par plat, et pas comme une estimation posée sur toute la carte : barquette, couvercle, sac et serviette ajoutent 0,40 € à 0,60 €, et à la trois centième commande c’est de l’argent réel. Et les promotions sortent de votre prix, pas de la commission de la plateforme : les plats que vous comptez mettre en avant ont donc besoin de 10 à 15 % de plus dès le premier jour, sur ces plats-là uniquement.

Reste la TVA, qui change selon la ligne de la carte : la vente à emporter et la livraison de nourriture relèvent du taux de 10 %, certains produits de longue conservation de 5,5 %, et l’alcool comme la commission de la plateforme sont à 20 %. Ne figez pas votre grille sans la faire relire par votre expert-comptable.

Nous avons posé les calculs proprement, avec un simulateur dans lequel vous mettez vos propres chiffres, dans calculer les prix de sa carte pour la livraison. Et si vous voulez d’abord voir ce que la commission fait au chiffre d’affaires de chaque commande, c’est détaillé dans la commission des plateformes et votre marge. Faites-le avant d’envoyer une grille de prix à qui que ce soit.

Ce qui retarde vraiment une ouverture

Pas les plateformes. D’expérience, quatre choses expliquent la quasi-totalité des ouvertures qui glissent, et les quatre se règlent en un après-midi.

Les papiers de l’entreprise qui arrivent au compte-gouttes. Le SIRET lundi, le RIB jeudi, l’adresse du siège social la semaine suivante parce qu’elle n’était finalement pas celle du restaurant. Chaque champ manquant, c’est un aller-retour de plus dans la boîte mail de quelqu’un. Remplissez le bloc entier ci-dessus avant la première conversation et cette étape disparaît.

Des photos qui s’appellent IMG_4471.jpg. Deux cents fichiers, aucun moyen de savoir lequel est le burger. Les renommer n’est la soirée rêvée de personne, mais c’est une soirée — et sans ça la boutique ne peut tout simplement pas être construite.

Une carte qui n’est jamais passée dans un sac. Une chose coule, une autre ramollit, une troisième arrive en morceaux. Vous l’apprenez à la première vraie commande, par un avis à une étoile, et vous voilà à réparer la carte et la note en même temps. Envoyez une commande à une vraie adresse avant d’ouvrir : c’est le test le moins cher de tout le processus.

Personne n’est responsable de l’appareil. « L’équipe est au courant » n’est pas la même chose qu’une personne nommée dont c’est la mission. Les services tournent. Celui qui a été formé n’est pas là le samedi. Nommez quelqu’un, et assurez-vous que chaque service connaît les quatre boutons, pas seulement celui qui se trouvait là ce jour-là.

À quoi ressemble le premier mois

Réglez vos attentes dès maintenant, parce que les premières semaines paraissent pires qu’elles ne sont, et que beaucoup de restaurants paniquent et se mettent à tout changer exactement au mauvais moment.

L’algorithme vous observe. Une boutique neuve est d’abord montrée à un petit public pendant que la plateforme regarde comment les gens se comportent : est-ce qu’ils commandent après avoir ouvert la carte, est-ce que vous annulez, combien de temps vous mettez réellement. Deux à quatre semaines de rodage, c’est normal. Rien n’est cassé.

La publicité coûte plus cher au début. Sans historique de commandes derrière vous, chaque clic se paie plus cher. Ça se tasse. Prévoyez que le premier mois sera le moins efficace que vous connaîtrez.

Une journée isolée ne dit rien. Huit commandes hier, deux aujourd’hui : c’est la météo, un jour férié, des travaux dans la rue, ou le nombre de livreurs connectés. Regardez la semaine. Le mois, de préférence. Le seul chiffre qui mérite un coup d’œil quotidien, c’est de savoir si la boutique est réellement ouverte dans l’application : les plateformes ferment des boutiques automatiquement après une série d’annulations, et personne ne prévient la cuisine. À quoi ça ressemble de l’intérieur, nous l’avons raconté dans le cas de la boutique qui n’avait presque plus de commandes.

Le faire soi-même : où sont vraiment les formulaires

Si vous préférez mener ça sans personne au milieu, c’est un choix parfaitement raisonnable, et voici où chaque démarche commence. Ce sont les pages des plateformes elles-mêmes, pas les nôtres.

Uber Eats

Formulaire d’inscription public. Demande l’adresse de l’établissement, les justificatifs de l’entreprise et une copie de la carte, puis vérifie l’entreprise avant de vous laisser mettre quoi que ce soit en ligne.

merchants.ubereats.com

Deliveroo

L’inscription passe par l’espace partenaires. La page publique reste vague — les exigences arrivent dans la conversation qui suit, pas avant elle.

merchants.deliveroo.com

Côté français, il y a un second groupe de guichets, et ceux-là n’ont rien à voir avec la livraison : l’immatriculation passe par le guichet unique des formalités des entreprises, l’extrait Kbis se demande au greffe du tribunal de commerce, sur Infogreffe, et l’extrait d’immatriculation au registre national des entreprises se télécharge auprès de l’INPI, la déclaration d’activité se dépose auprès de la DDPP de votre département avec le cerfa n° 13984, la formation à l’hygiène alimentaire s’obtient auprès d’un organisme de formation, et la licence à emporter se déclare en mairie, ou à la préfecture de police si vous êtes à Paris. Si l’établissement est déjà ouvert et tourne, vous avez tout ça : il n’y a qu’à le réunir au même endroit.

Ce qu’aucune de ces pages ne fera, c’est vous dire quoi facturer, écrire des noms de plats qu’on retrouve dans la recherche, ou vous signaler lesquels de vos plats ne devraient pas figurer sur l’application du tout. Cette partie-là n’est pas dans le formulaire.

Les questions qu’on nous pose

Combien de temps faut-il pour inscrire un restaurant sur une plateforme de livraison ?

Trois à six semaines entre la première conversation et la première commande. Les plateformes annoncent moins — quelques jours entre un dossier complet et la mise en ligne — parce qu’elles chronomètrent leur partie, du dossier complet à la boutique allumée. Le restaurant, lui, chronomètre tout ce qu’il y a autour : les papiers de l’entreprise, les prix de livraison, les photos, et le contrat, qui est l’étape isolée la plus longue, entre une et deux semaines, et qui avance au rythme de la plateforme et pas au vôtre. Construire la boutique prend trois à sept jours et peut se faire en parallèle des papiers : c’est comme ça que la version rapide reste rapide.

Quels documents les plateformes de livraison demandent-elles à un restaurant en France ?

La dénomination sociale, le numéro SIRET de l’établissement et un extrait Kbis de moins de trois mois — un extrait d’immatriculation au registre national des entreprises pour une activité artisanale —, la pièce d’identité de la personne qui signe, le numéro de TVA intracommunautaire, un RIB au nom de l’établissement pour les versements, l’adresse de l’établissement et celle du siège social lorsqu’elles diffèrent, et un contact nommé avec portable et e-mail. S’y ajoutent les justificatifs sanitaires : la déclaration d’activité déposée auprès de la DDPP, ancienne déclaration sanitaire, et l’attestation de formation à l’hygiène alimentaire. Au-delà des documents, on vous demande vos horaires, un temps de préparation réaliste et la carte avec les prix définitifs et les allergènes.

Just Eat fonctionne-t-il encore en France ?

Non. Just Eat a cessé son activité en France en décembre 2024 et n’accepte plus de commandes : il n’y a plus d’inscription à y faire. En France, les plateformes qui couvrent un restaurant sont Uber Eats et Deliveroo. Glovo et Bolt Food n’opèrent pas sur le marché français. Une liste de plateformes de livraison françaises qui cite encore Just Eat, Glovo ou Bolt Food n’est plus à jour.

Faut-il une déclaration à la DDPP pour vendre sur Uber Eats ou Deliveroo ?

La déclaration d’activité auprès de la DDPP ne dépend pas des plateformes : elle est due avant l’ouverture par tout établissement qui manipule des denrées d’origine animale, qu’il livre ou non. Elle se dépose en ligne ou avec le cerfa n° 13984 auprès de la direction départementale de la protection des populations. Un restaurant qui sert directement le consommateur final n’a normalement pas besoin d’un agrément sanitaire, qui concerne les établissements fournissant d’autres professionnels. Ce qui s’applique à votre cas se confirme auprès de votre DDPP.

Faut-il ouvrir sur une plateforme ou sur les deux en même temps ?

Sur les deux en même temps. Les applications n’ont pas le même public, donc n’être que sur une laisse dehors une grande partie des gens qui pourraient commander chez vous. Surtout, chaque plateforme juge une boutique neuve sur ses premières semaines de conversion et de fiabilité : lancer les deux chronomètres ensemble, c’est avoir dans six semaines deux boutiques avec un historique au lieu d’une seule.

Quelle commission les plateformes de livraison prennent-elles aux restaurants ?

En Europe, la commission se situe généralement entre 25 % et 30 % de ce que paie le client, et elle varie selon la plateforme, le pays, le niveau de service et ce qui a été négocié. Votre taux figure dans votre contrat et c’est le seul chiffre qui mérite d’entrer dans un calcul : un pourcentage publié est une attente de départ, pas ce qui apparaît sur votre facture.

Puis-je reprendre mes prix de salle en livraison ?

Vous pouvez, et c’est l’erreur coûteuse la plus répandue. La commission se calcule sur le prix payé par le client alors que le coût du plat reste le même : sans majoration, la commission sort de votre marge. La plupart des restaurants tiennent une grille de livraison à part, 25 à 30 % au-dessus de la salle, avec 10 à 15 % de plus sur les plats précis qu’ils comptent mettre en promotion plus tard.

Faut-il des photos professionnelles pour démarrer ?

Pas pour démarrer, mais c’est le levier le plus rapide dont vous disposez. L’image de couverture décide si quelqu’un ouvre votre boutique dans une liste de trente ; la photo du plat décide s’il commande. Commencez avec les meilleures images que vous avez, nommées d’après les plats, et prévoyez une vraie séance dès que les commandes arrivent. Une photo faible s’améliore ; une photo absente, non.

Pourquoi ma nouvelle boutique n’a-t-elle plus de commandes après une bonne première semaine ?

Vérifiez d’abord si la boutique est réellement ouverte dans l’application. Les plateformes ferment des boutiques automatiquement après des annulations ou une série de commandes non prises, et l’application ne montre rien à la cuisine : l’équipe constate simplement que c’est devenu silencieux. Ensuite, les causes habituelles sont un temps de préparation qui monte, des plats oubliés dans la liste des ruptures, ou une note passée sous la fourchette que l’algorithme favorise.

D’où viennent ces éléments

Les durées
Elles viennent de nos propres inscriptions de restaurants à Lisbonne sur Uber Eats, Glovo et Bolt Food. C’est ce sur quoi nous planifions et ce que nous avons vu se répéter, pas un niveau de service publié par une plateforme. Votre ville et votre chargé de comptes peuvent varier.
Le chiffre de la commission
La fourchette de 25 % à 30 % est une plage européenne générale, donnée pour que vous puissiez faire un calcul grossier avant d’avoir un contrat. Nous ne publions le taux d’aucune plateforme nommée : ces conditions se fixent restaurant par restaurant et pays par pays, donc un chiffre collé à une marque serait faux pour presque tous ceux qui le liraient. Utilisez le taux de votre propre facture.
Ce que nous avons vérifié
Les pages d’inscription d’Uber Eats et de Deliveroo ont été lues le 24 août 2026. L’arrêt de Just Eat en France en décembre 2024 est confirmé par l’annonce du groupe. Les démarches françaises — déclaration d’activité auprès de la DDPP par le cerfa n° 13984, formation à l’hygiène alimentaire de quatorze heures minimum, extrait Kbis et extrait d’immatriculation au registre national des entreprises — ont été recoupées avec les fiches de l’administration française. Toutes ces pages changent. Là où un détail chez nous et un détail chez eux divergent, croyez le leur.
Ce que nous avons laissé de côté
Aucun client, aucune clause de contrat et aucun chiffre commercial appartenant à un restaurant ou à une plateforme ne figure sur cette page. Et rien de tout ceci n’est un conseil fiscal, juridique ou financier : ce qui s’applique à votre cas se confirme avec votre expert-comptable, votre mairie et votre DDPP.
La liste de vérification
Cocher une case ne change rien d’autre que le compteur. Rien n’est enregistré, envoyé ni mémorisé : rechargez la page et tout est de nouveau vide.

On peut le faire à votre place

Tout ce qui précède, c’est quelques semaines de l’attention de quelqu’un : relancer des chargés de comptes, remplir des formulaires, renommer des photos, écrire des noms de plats qu’on retrouve dans la recherche, monter des formules, configurer des options, tester ce qui survit au sac. Ce n’est pas un travail difficile. C’est un travail minutieux, et il entre en concurrence avec le fait de tenir une cuisine.

Alors nous le faisons. Nous avons des contacts directs chez les plateformes et nous vous présentons nous-mêmes, nous construisons les deux boutiques dans l’interface pendant que les contrats avancent, et nous remettons à votre équipe un mode d’emploi d’une page pour l’appareil. Votre part, c’est la cuisine et les prix.

Et nous sommes rémunérés sur une part de la croissance que nous apportons, mesurée par rapport à vos propres chiffres. Une boutique neuve n’a pas de chiffres antérieurs : sur une ouverture, cette part porte donc simplement sur ce que nous construisons à partir de zéro — et si rien ne se construit, il n’y a pas de facture.

Parlez-nous de votre restaurant

Laissez-nous une demande avec votre ville et ce que vous cuisinez. Nous vous dirons quelles plateformes valent la peine d’être ouvertes chez vous, ce que ça demande et à peu près quand tombent les premières commandes. Gratuit, et rien n’est signé en votre nom.

Ensuite : calculer les prix de sa carte pour la livraison